Après six manches disputées en 2026, le classement F1 dessine une hiérarchie que personne n’avait anticipée douze mois plus tôt. Mercedes domine le championnat constructeurs, Ferrari suit de près, et Red Bull Racing traverse une crise de résultats sans précédent pour l’écurie autrichienne. Ce comparatif analyse les écarts entre pilotes et écuries pour comprendre où se joue réellement la performance cette saison.
Classement F1 2026 après six courses : le tableau comparatif pilotes et écuries
| Écurie | Pilote 1 | Points | Pilote 2 | Points | Total écurie |
|---|---|---|---|---|---|
| Mercedes | Andrea Kimi Antonelli | 100 | George Russell | 80 | 180 |
| Ferrari | Charles Leclerc | 59 | Lewis Hamilton | 51 | 110 |
| McLaren | Lando Norris | – | Oscar Piastri | – | 94 |
| Red Bull Racing | Max Verstappen | – | – | – | 30 |
| Alpine | Pierre Gasly | 16 | Franco Colapinto | 7 | 23 |
| Racing Bulls | Liam Lawson | 10 | Arvid Lindblad | 4 | 14 |
Ce tableau met en évidence un fait marquant : Mercedes totalise 180 points, soit 70 de plus que Ferrari. L’écart entre les deux premières écuries est déjà considérable, alors que la saison n’en est qu’à son premier tiers.
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Écart Antonelli-Russell chez Mercedes : une asymétrie qui interroge
Andrea Kimi Antonelli mène le championnat pilotes avec 100 points après seulement six Grands Prix. George Russell, dans la même voiture, accumule 80 points. L’écart de 20 points entre coéquipiers mérite une lecture attentive.
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En principe, deux pilotes d’une même écurie disposent du même package technique. Quand l’un d’eux creuse un écart aussi régulier, cela signale soit une meilleure gestion des pneumatiques en course, soit une capacité supérieure à convertir les qualifications en résultats le dimanche.
Russell n’est pas en difficulté au sens strict : 80 points après six manches le placeraient en tête dans la plupart des saisons récentes. Mais la constance d’Antonelli au sommet crée une dynamique interne où le rookie italien fixe la référence. Aucune donnée publique ne permet encore de trancher entre un avantage en set-up, en style de pilotage ou en pure vitesse de pointe.
Ferrari et McLaren au championnat constructeurs : un duel dans la marge d’erreur
Ferrari affiche 110 points contre 94 pour McLaren. Seize points séparent les deux écuries, un écart qui peut se combler en quelques week-ends. Ce duel reste l’un des plus serrés du plateau à ce stade.
Répartition des points entre coéquipiers
Chez Ferrari, Leclerc (59 points) devance Hamilton (51 points). Les deux écuries présentent un schéma comparable : un pilote légèrement au-dessus, un second qui contribue de façon solide sans décrocher.
- L’écart Leclerc-Hamilton est de 8 points, soit une performance globalement homogène pour un duo qui débute sa deuxième saison ensemble
- Aucune des deux écuries ne souffre d’un pilote « passager » qui plomberait le total constructeurs
Cette parité interne est un atout stratégique : les deux voitures peuvent marquer des points importants à chaque course, contrairement à une écurie qui dépendrait d’un seul leader.

Red Bull Racing et Verstappen : les chiffres d’une saison en rupture
Max Verstappen pointe dans les profondeurs du classement pilotes avec Red Bull à 30 points au total, soit 150 de retard sur Mercedes. Pour un quadruple champion du monde et son écurie, ce bilan statistique représente une anomalie majeure.
Red Bull Racing ne figure pas dans le trio de tête du classement constructeurs. L’écurie qui a dominé les réglementations précédentes n’a visiblement pas réussi sa transition vers le nouveau règlement technique 2026 avec la même efficacité que Mercedes ou Ferrari.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce recul. Le nouveau règlement impose des contraintes aérodynamiques et un format moteur différents. Une écurie dominant sous un cadre réglementaire donné ne conserve pas automatiquement son avantage quand les règles changent. C’est un phénomène récurrent en F1 : les périodes de rupture réglementaire redistribuent la hiérarchie.
Milieu de grille F1 2026 : Alpine et Racing Bulls dans la volatilité
Alpine totalise 23 points grâce à Pierre Gasly (16 points) et Franco Colapinto (7 points). Racing Bulls atteint 14 points avec Liam Lawson (10 points) et Arvid Lindblad (4 points). Ces chiffres placent les deux écuries loin du top 3, mais avec des profils différents.
Gasly, seul contributeur significatif chez Alpine
Gasly représente environ 70 % des points d’Alpine. Colapinto ne pèse que 7 points sur six courses, ce qui pose la question de la capacité de l’écurie à maximiser son potentiel constructeurs. Un pilote qui marque régulièrement des points modestes n’est pas un problème en soi, mais l’écart avec Gasly suggère que la voiture a du potentiel que le second pilote ne parvient pas à exploiter pleinement.
Chez Racing Bulls, le constat est similaire : Lawson capte l’essentiel des points. Lindblad, rookie cette saison, accumule de l’expérience à un rythme qui reste modeste en termes de résultats bruts.
- Alpine et Racing Bulls affichent toutes deux un ratio déséquilibré entre leurs pilotes, à l’inverse de Ferrari ou McLaren
- Ce déséquilibre coûte des places au classement constructeurs, car chaque point perdu par le second pilote creuse l’écart avec les écuries mieux équilibrées
- La progression de ces écuries passera autant par le développement de la voiture que par la montée en régime de Colapinto et Lindblad

Le classement F1 2026 après six manches trace une ligne de partage nette. Mercedes s’est installée en tête avec une avance confortable, portée par un Antonelli qui marque l’histoire comme le leader le plus précoce depuis plusieurs saisons. Ferrari et McLaren se tiennent dans un duel serré pour la deuxième place constructeurs.
Red Bull reste en retrait, et le milieu de grille souffre d’un déséquilibre interne entre coéquipiers qui freine la récolte de points. Avec la majorité de la saison encore à disputer, seul le rythme de développement des monoplaces déterminera si cette hiérarchie se fige ou se renverse.

