Nœud de chaise : avantages, techniques et usages en extérieur

26 janvier 2026

En alpinisme, certains instructeurs continuent d’enseigner le nœud de chaise malgré la popularité croissante du nœud de huit, réputé plus sûr en cas de choc. Pourtant, le nœud de chaise demeure obligatoire dans plusieurs brevets de voile et examens de secourisme. Sa capacité à se défaire facilement, même après une forte tension, contraste avec des nœuds qui se bloquent irrémédiablement. Cette polyvalence technique explique le maintien de son apprentissage dans de nombreux cursus, au-delà des débats sur la sécurité absolue.

Le nœud de chaise : un indispensable pour l’extérieur

Dans la vaste famille des nœuds marins, le nœud de chaise revendique son utilité sans jamais décevoir. Il porte aussi le nom de nœud de bouline. C’est la référence pour obtenir une boucle fixe, à la fois résistante et facile à défaire : la traction ne l’abîme pas, il ne comprime pas la corde et se défait vite, même après avoir supporté une lourde charge. Un équilibre rare, qui explique son succès sur tant de terrains.

On retrouve ce nœud universel dès que l’aventure se vit en plein air. Sur un bateau, il relie l’écoute à la voile, protège une bouée, prolonge une amarre ou consolide une fixation. En escalade ou en alpinisme, il mise sur la fiabilité pour s’encorder ou fabriquer un harnais de fortune. Les situations de secours s’appuient aussi sur lui, par exemple pour évacuer quelqu’un en urgence. Au camping, à la pêche, lors d’ouvrages de bricolage ou dans le matelotage, son efficacité ne faiblit pas.

Pour rendre ses avantages plus lisibles, synthétisons ce qui en fait une valeur sûre :

  • Polyvalence : s’adapte aussi bien à l’amarrage qu’à la création d’une poignée solide pour tirer ou porter.
  • Fiabilité : sa boucle ne glisse pas, le tout ne se desserre pas inopinément, et la corde ne s’abîme pas.
  • Facilité à défaire : même une fois bien tendu, il cède sans forcer quand vient le temps de le dénouer.

Voilà pourquoi il reste au programme des écoles de voile, de montagne ou de secourisme. N’importe qui, du marin au guide en passant par le sauveteur, sait qu’il pourra compter sur ce nœud le jour où tout ne se déroule pas selon le plan.

Pourquoi ce nœud est-il si apprécié dans l’escalade, la voile et les activités de plein air ?

Au sommet ou sur les flots, le nœud de chaise convainc par sa polyvalence et sa fiabilité. Les guides s’en servent pour improviser une boucle d’encordement, sûre et rapide. L’escalade lui doit souvent la sécurité du lien entre grimpeur et corde : il n’autorise ni erreur ni improvisation.

De leur côté, les marins lui confient la vie de leur matériel depuis des générations : que ce soit pour relier voile et écoute, fixer une bouée, joindre deux amarres ou organiser une évacuation improvisée, il répond présent. Capable d’encaisser des charges importantes, il reste intuitif à défaire, contrairement à d’autres nœuds qui deviennent une épreuve après usage intensif.

Ailleurs, dans les loisirs nature, il fait la différence au quotidien. Tendre une bâche de camping, fabriquer un harnais, sortir un objet d’un endroit escarpé : il devient poignée, point d’ancrage ou sangle. Sa boucle fixe tient la distance et n’endommage pas la corde.

Dans ces différents usages, trois bénéfices reviennent toujours :

  • Sécurité durable, même sous tension sévère
  • Polyvalence qui traverse tous les environnements
  • Simplicité d’exécution et de démontage

La durabilité de ce nœud tient autant à sa conception qu’à sa capacité à s’adapter aux besoins des pratiquants. Sans superflu, il répond à l’appel, surtout dans les moments où on le sollicite vraiment.

Réalisation pas à pas : les techniques pour maîtriser le nœud de chaise facilement

Pour exécuter proprement un nœud de chaise, le mouvement compte autant que la compréhension. La méthode est la suivante : prenez la corde, créez une simple boucle avec le brin libre au-dessus. Ce dernier traverse la boucle de bas en haut, le fameux geste du lapin ou du serpent, selon le souvenir de ceux qui ont appris enfant. Ensuite, il fait le tour du brin principal avant de repasser dans la boucle, cette fois de haut en bas. Un serrage précis finalise une boucle fixe qui ne se dessert ni ne glisse.

Pour renforcer la sécurité, surtout avec une corde qui n’a pas encore été assouplie ou sur surface glissante, il vaut mieux réaliser un nœud d’arrêt près de la boucle. Ce geste bloque le tout et prévient la moindre ouverture indésirable, que l’on soit en paroi ou sur une coque ballotée.

Diverses astuces existent : une version double pour répartir la force, une version gansée qui permet d’ouvrir la boucle d’un seul mouvement. En matelotage, certains combinent deux nœuds de chaise pour rallonger durablement une amarre. Autre variante, le nœud de Sylvain, imaginé par Sylvain Berger, augmente la fiabilité dans des situations précises.

L’acquisition du geste juste vient en pratiquant : il faut contrôler la symétrie et la compacité du nœud boucle. Parmi les erreurs fréquentes, on trouve la mauvaise fermeture de la boucle, l’absence de nœud d’arrêt, ou un brin libre trop court. Derrière cette simplicité apparente, le nœud de chaise demande observation et rigueur. C’est ce qui fait, justement, toute sa fiabilité à long terme.

Jeune femme nouant un noeud de chaise pour un hamac

Nœud de chaise, nœud de huit : lequel choisir et comment garantir votre sécurité ?

Dans le choix du nœud pour s’encorder, le nœud de chaise et le nœud de huit se disputent la préférence des pratiquants selon le contexte. Le premier impressionne par sa vitesse d’exécution et se défait très facilement, même après tension. Le second inspire la confiance sur les parois grâce à une sécurité quasi infaillible : une fois bien noué, peu d’accidents à déplorer, mais il est parfois compliqué à défaire après une chute.

Nœud de chaise Nœud de huit
Facilité à défaire Excellente Moyenne, difficile après chute
Vitesse d’exécution Rapide Plus lent
Sécurité Demande un nœud d’arrêt Nœud autonome
Volume sur corde Faible Assez encombrant

En escalade sportive, la plupart des clubs retiennent la remontée en nœud de huit : il amortit les chutes, ne s’ouvre pas tout seul, et il n’est pas utile d’ajouter systématiquement un nœud complémentaire. Le nœud de chaise, quant à lui, demande un nœud d’arrêt, sous peine de voir le tout glisser sur certaines cordes neuves ou lisses, c’est là son point faible mais aussi la raison pour laquelle, dans la marine, il garde une place inégalée. Léger et compact, il s’invite sur les amarres, les importantes manœuvres ou les opérations de secours, tant qu’un contrôle reste effectué.

Pour ceux qui recherchent d’autres solutions, il existe aussi des variantes comme la « clé Yosemite » ou le « double huit », un peu plus volumineuses, un peu moins rapides à faire, mais qui répondent à des besoins particuliers.

Le terrain fait souvent le choix à votre place : chaque contexte, chaque nécessité a son nœud fétiche. Reste que le nœud de chaise garde ce supplément de polyvalence qui fait la différence, même face aux stars des falaises. Sur un ponton comme en paroi, il conserve sa réputation. Il attend que la prochaine main vienne lui confier, à nouveau, la résolution d’un imprévu.

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